• Nom commun: amaryllis
  • Nom latin: hippeastrum x
  • Autre(s) nom(s): étoile des cavaliers, étoile des chevaliers, amaryllis des fleuristes
  • Nom(s) anglais: amaryllis

Botanique

  • Famille: Amaryllidacées
  • Origine(s): Amérique du Sud, Amérique Centrale
  • Type de plante: bulbe
  • Couleur(s): blanc, jaune, saumon, rose, rouge, orange, bordeaux-vert
  • Hauteur: 90 cm
  • Période de floraison: de décembre à avril

Portrait

Ambassadrice florale de l’hiver, l’amaryllis (hippeastrum en latin) use de tous ses charmes pour nous séduire. Une tige imposante, une floraison spectaculaire – rapide et volumineuse -, des coloris éclatants, des pétales à l’aspect de velours…

Côté morpho, l’amaryllis possède une hampe large, longue, raide et creuse. Elle est couronnée de deux à cinq grosses fleurs à six pétales en trompette. La plante est dépourvue de feuille.

Sous nos latitudes, l’hippeastrum est une plante d’intérieur très populaire. Sensibles au froid mais faciles de culture, les bulbes d’amaryllis s’épanouissent très bien dans nos maisons. On les offre souvent au moment des fêtes de fin d’année.

Il existe très nombreuses variétés d’amaryllis (environ 80), parmi lesquelles :

  • hippeastrum Red Lion, : l’amaryllis le plus répandu, avec des fleurs d’un rouge profond
  • hippeastrum Apple Blossom, aux gracieuses fleurs blanches striées de plusieurs teintes de rose
  • hippeastrum Lemon Lime, avec des pétales blancs tirant sur le vert
  • hippeastrum Beautiful Lady, aux fleurs saumon
  • hippeastrum papilio ou “amaryllis papillon”, avec de surprenantes fleurs vert tendre rayées de bordeaux ou de pourpre
  • hippeastrum Dancing Queen, aux impressionnantes fleurs doubles blanches striées de saumon ou de rouge

Histoire

L’hippeastrum provient des régions tropicales et subtropicales de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud. Le Mexique, l’Argentine et la région des Caraïbes font partie de ses territoires d’origine.

C’est le naturaliste suédois Carl Von Linné qui choisit en 1733 le terme “amaryllis” (“étinceler”). Ce nom posa toutefois problème, puisqu’on l’employait déjà pour désigner un genre distinct (amaryllis belladonna) originaire d’Afrique du Sud. 250 et quelques années plus tard, il a finalement été décidé de conserver le nom d’amaryllis pour la plante baptisée par Linné. Toutefois, certains botanistes estiment encore qu’il s’agit d’un abus de langage…

Le nom “hippeastrum” a quant à lui été donné par le révérend et botaniste irlandais William Herbert, en 1837. Le terme se compose des mots grecs hippo et aster, qui signifient respectivement “cheval” et “étoile”. “L’étoile des cavaliers” est aussi désignée sous l’expression “étoile des chevaliers”, du fait de sa ressemblance avec une arme médiévale utilisée à cheval.

L’hippeastrum disponible en boutique – l’amaryllis des fleuristes – est une variété hybride. Il est issu du croisement de deux espèces originaires d’Amérique du Sud. La culture et la commercialisation de cette plante ont commencé au début du XVIIIe siècle, en Hollande.

Symbolique

Dressées au sommet de leur longue et large tige, les fleurs d’amaryllis ont le port altier. Serait-ce pour cela qu’on les associe à la fierté dans le langage des fleurs ? On peut imaginer également que par son imposante floraison au cœur de l’hiver, alors que la “concurrence” est faible, l’hippeastrum manifeste un certain orgueil ! La littérature peut aussi nous éclairer. En effet, dans le recueil Bucoliques de Virgile, Amaryllis est une bergère à la beauté éblouissante qui pousse au désespoir son soupirant par sa cruelle indifférence… D’ailleurs, l’amaryllis symbolise aussi la beauté envoûtante.

Remontons plus loin encore dans le temps pour noter que le poète Théocrite (né en 350 avant JC) avait déjà introduit cette plante dans la mythologie grecque. Amaryllis était alors une nymphe folle d’amour pour un berger au physique d’Apollon… qui ne lui prêtait aucune attention !

Du côté du christianisme, l’hippeastrum s’inscrit dans la légende de Noël. On raconte en effet que les anges créèrent l’amaryllis en souvenir des trompettes dans lesquelles ils soufflèrent pour annoncer la naissance du Christ.

Utilisation en art floral

Du fait de son aspect rectiligne et dépouillé, l’amaryllis se prête particulièrement à la création de compositions florales contemporaines. Osez les mises en scène épurées et/ou géométriques pour mettre en valeur l’hippeastrum.

A Noël, l’amaryllis Red Lion ou l’amaryllis blanc seront du plus effet sur vos tables de fête. Piquez une ou plusieurs fleurs (sans leur tige) dans de la mousse verte et associez-leur quelques branches de sapin pour créer des centres de table élégants.

Quelques conseils pour bien piquer une tige d’amaryllis dans de la mousse :

  • préférez une coupe droite et au couteau pour réduire la tige creuse de l’hippeastrum
  • pour faciliter le piquage et consolider la tige, n’hésitez pas à glisser dans la hampe quelques tuteurs (bâtons, tiges rigides d’autres fleurs…)
  • l’amaryllis est lourde : pour éviter qu’elle ne ploie, pensez à l’incliner légèrement vers l’arrière lors du piquage
  • enfoncez la tige à bonne hauteur (selon la taille de la tige et du bloc de mousse) : ni trop (fragiliserait la mousse) ni trop peu (la fleur chuterait)
  • enfoncez très délicatement la tige : appuyer un peu fort casserait la mousse et/ou la fine tige

Exemples de compositions florales avec l’amaryllis

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