
Le terme « hortensia » correspond à la dénomination horticole d’une plante ornementale de l’espèce hybride Hydrangea macrophylla ou Hydrangea × serratophylla. Le genre Hydrangea appartient à la famille botanique des Hydrangéacées, qui comprend plus d’une centaine d’espèces.
L’hortensia est une plante arbustive (ou plus rarement, grimpante) dont l’inflorescence forme une impressionnante boule ou demi-boule, plate ou conique. Selon sa variété, la période de l’année ou encore la composition du sol, l’hortensia arbore des couleurs très variées. On pense spontanément au bleu et au rose (pâle ou fuchsia), mais les fleurs de l’hortensia peuvent aussi être de couleur blanche, verte, brune, rouge ou encore violette – du mauve à l’indigo. Certains cultivars présentent des fleurs bicolores.


Du côté de l’Europe, il faut attendre le XVIIIe siècle pour observer les premières descriptions d’hydrangea. On les doit à deux médecins naturalistes : l’allemand E. Kaemfer puis le suédois C. P. Thunberg, qui purent tous deux se rendre à Nagasaki. C’est là que se situe l’unique port japonais alors ouvert aux étrangers. À la même époque, le français Philibert Commerson (explorateur, naturaliste et médecin) découvre l’Hydrangea macrophylla – qu’on nommera ainsi plus tard – aux Mascareignes. On suppose que l’espèce a été introduite sur cet archipel par des navigateurs hollandais. C’est P. Commerson qui choisit le nom d’hortensia. En 1789, il expédie vers la métropole un spécimen sec. C’est à cette période également que des hortensias vivants, originaires de Chine, sont introduits en Angleterre.

En chinois, hydrangea signifie « fleur des huit immortels », en référence à huit divinités de la religion taoïque.

Au Japon, à la suite du drame de Fukushima, l’hortensia est devenu l’emblème du mouvement antinucléaire. En juin 2012, à Tokyo, les manifestations en opposition à la réouverture des centrales ont été qualifiées de « Révolution des hortensias ». Symbole de résistance, l’hortensia est également au cœur d’un festival annuel japonais, organisé dans le sanctuaire Hakusan. Le festival des hortensias « Ajisai Matsuri » se déroule au mois de juin. Il marque l’arrivée de la saison des pluies, et avec elles, le fleurissement de nombreuses fleurs, dont les magnifiques hortensias.

L’hydrangea symbolise également la beauté, la grâce, mais poussées parfois jusqu’à la vanité. Il se dit qu’à l’époque victorienne, envoyer des hortensias à quelqu’un était un moyen de lui reprocher sa vantardise et/ou de le blâmer pour avoir refusé une histoire d’amour. Cette vision négative de l’hortensia se retrouve aujourd’hui encore dans divers dictionnaires des fleurs, avec les définitions suivantes : indifférence, froideur ou encore frigidité.
Pour finir sur une note plus positive, sachez que l’hortensia évoque aussi l’abondance : générosité, prospérité… Cela s’explique certainement par l’opulence de son inflorescence et la profusion de ses fleurons.

Pour prolonger la durée de vie des hortensias utilisés en tant que fleurs fraîches, voici quelques astuces très simples :

Tout d’abord, notez que pour bien sécher des hortensias, il est recommandé de prélever (ou d’acheter) les tiges au début de l’automne, vers septembre-octobre.
Retirez les feuilles et les éventuelles parties abîmées de l’inflorescence.
Pour les hydrangeas, la technique du séchage « la tête à l’envers » n’est pas forcément optimale. Cette privation d’eau brutale risque de déformer les pétales. De même, il est inutile de sevrer les hortensias tout juste coupés : profitez d’abord de vos hortensias en tant que fleurs fraîches, dans un vase bien rempli, car un séchage progressif est tout à fait possible. Idéalement, après cinq à six jours en vase, laissez seulement 2 à 5 cm d’eau dans le contenant puis cessez tout nouvel apport. L’hortensia se mettra alors à sécher en douceur. Vous pouvez aussi remplacer l’eau du vase par de la glycérine, qui présente l’avantage d’offrir plus de souplesse aux fleurons séchés (et donc de limiter le risque de cassures). Pour ce faire, diluez la glycérine dans de l’eau chaude en mélangeant vigoureusement. Laissez la préparation refroidir avant de la verser dans le contenant.
Évitez d’exposer les tiges à la lumière pour préserver au mieux les couleurs. Une pièce sombre, bien aérée et non humide constitue le lieu de séchage idéal.
Comptez 2 à 4 semaines d’attente pour des hortensias bien secs.
Pour un bouquet de mariée tout en rondeur, associez des hortensias blancs ou crème à d’autres fleurs bombées, telles que des tiges de viburnum vert tendre. Attention toutefois à ne pas laisser trop longtemps hors de l’eau un tel bouquet.
Un seul gros hortensia peut servir à garnir le centre d’un bouquet. Accompagnez-le alors d’autres fleurs d’été comme des lisianthus et des véroniques en épi qui apporteront un contraste de forme intéressant.


Les hortensias violets, pourpres ou bruns trouveront aisément leur place dans une couronne mortuaire. Il serait dommage néanmoins de restreindre leur usage aux seuls bouquets commémoratifs.
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