Il n’est jamais trop tôt pour sensibiliser les petits à la beauté de la nature ! Je suis donc partie à la cueillette de comptines sur les fleurs pour les mamans, papas, mamies, papys, nounous et autres personnes souhaitant pousser la chansonnette pour éveiller bébé. En plus des paroles, vous trouverez des lecteurs audio pour vous permettre de vous (re)familiariser avec l’air.
Dansons la capucine
Cette célèbre ronde pour enfants semble vouloir nous rappeler que l’argent ne fait pas le bonheur. Ella a été publiée pour la première fois en 1868 par le chansonnier Jean-Baptiste Clément, qui fut aussi journaliste, écrivain, poète, et communard.
À chaque « Youh! », la ronde s’accroupit.
Dansons la capucine
Y’a pas de pain chez nous
Y’en a chez la voisine
Mais ce n’est pas pour nous
Youh !
Dansons la capucine
Y’a pas de vin chez nous
Y’en a chez la voisine
Mais ce n’est pas pour nous
Youh !
Dansons la capucine
Y’a pas de feu chez nous
Y’en a chez la voisine
Mais ce n’est pas pour nous
Youh !
Dansons la capucine
Y’a du plaisir chez nous
On pleure chez la voisine
On rit toujours chez nous
Youh !
Gentil coquelicot
J’aime beaucoup l’air de la comptine du gentil coquelicot. Cela fleure bon le printemps, même si je cherche encore la signification du refrain. Je me rends bien compte qu’il ne faut pas être trop attaché·e au sens avec les chansons pour enfants… et ce n’est pas la petite souris verte qui me contredira !!
Petit aparté de conjugaison : j’ai retenu la version de la chanson avec le verbe « descendre » au passé simple. Son emploi me semble pertinent (action brève et terminée dans le passé) et je saigne des oreilles quand j’entends une autre version répandue : « J’ai descendu dans mon jardin ». Avec les verbes de mouvement intransitifs, on utilise l’auxiliaire être. J’ignore de quand date cette chanson, cela dit, le site francaisfacile.com (merci à lui) m’apprend à l’instant que dans la langue ancienne, l’emploi d’avoir était considéré correct. Je me coucherai un peu moins bête !
Je descendis dans mon jardin (bis)
Pour y cueillir du romarin.
Refrain :
Gentil coquelicot, Mesdames,
Gentil coquelicot, nouveau.
J’en avais pas cueilli trois brins (bis)
Qu’un rossignol vint sur ma main.
Refrain
Il me dit trois mots en latin (bis)
Que les hommes ne valent rien.
Refrain
Et les garçons encore bien moins (bis)
Des dames, il ne me dit rien.
Refrain
Des dames, il ne me dit rien (bis)
Mais des demoiselles beaucoup de bien.
Refrain
Printemps
J’apprécie cette petite comptine de printemps qui s’attache à décrire l’aspect des fleurs. Mais comme je suis un peu pointilleuse (ou pénible… ou les deux !), cela me contrarie qu’il y ait une rime très approximative pour le myosotis. Je suggère de remplacer « tout fleuri » par « qu’on l’applaudisse » ou « pétales lisses », même si c’est imparfait au niveau rythmique.
N’ayant pas trouvé l’air de la comptine et ne le connaissant pas, je suis preneuse d’informations si vous en avez !
Un petit œil jaune
tout jaune
– c’est la primevère,
la première.
Un petit œil blanc
très franc
– c’est la pâquerette,
mignonnette.
Un petit œil bleu
malicieux
– c’est le myosotis,
tout fleuri.
Un œil de satin
quel malin !
– c’est la violette,
qui me guette.
Voici le mois de mai
Une jolie comptine de printemps qui a été interprétée par diverses célébrités, comme Nana Mouskouri ou Dorothée.
Voici le mois de mai où les fleurs volent au vent (bis)
Où les fleurs volent au vent si jolie mignonne,
Où les fleurs volent au vent si mignonnement.
Le fils du roi s’en va, s’en va les ramassant (bis)
S’en va les ramassant si jolie mignonne,
S’en va les ramassant si mignonnement.
Il en ramasse tant qu’il en remplit ses gants (bis)
Qu’il en remplit ses gants si jolie mignonne,
Qu’il en remplit ses gants si mignonnement.
Il les porte à sa mie pour lui faire un présent (bis)
Il les porte à sa mie si jolie mignonne,
Il les porte à sa mie si mignonnement.
Prenez, prenez, dit-il, prenez voici mes gants (bis)
Prenez, prenez ces gants, si jolie mignonne,
Prenez, prenez ces gants, si mignonnement.
Vous ne les mettrez guère que quatre fois par an (bis)
Que quatre fois par an si jolie mignonne,
Que quatre fois par an si mignonnement.
À Pâques, à la Toussaint, Noël et la Saint-Jean (bis)
Noël et la Saint-Jean, si jolie mignonne,
Noël et la Saint-Jean si mignonnement.
Colchique dans les prés
C’est l’automne qui est à l’honneur dans cette célèbre ritournelle, qui avait d’ailleurs le nom de cette saison comme titre originel. Cette chanson populaire a été écrite dans les années 1940 par Jacqueline Debatte et mise en musique par Francine Cockenpot, toutes deux chefs scouts.
Il n’est question de fleurs que dans le premier couplet, mais le colchique est certainement ce qu’on retient le plus dans ce chant scout, alors il m’a semblé légitime de l’intégrer à cette liste de comptines sur les fleurs ! Saviez-vous qu’on surnomme « safran bâtard » cette fleur qui ressemble beaucoup au crocus ?
Colchiques dans les prés
Fleurissent, fleurissent
Colchiques dans les prés
C’est la fin de l’été
Refrain :
La feuille d’automne
Emportée par le vent
En rondes monotones
Tombant, tourbillonnant
Châtaignes dans les bois
Se fendent, se fendent
Châtaignes dans les bois
Se fendent sous nos pas
Refrain
Nuage dans le ciel
S’étire, s’étire
Nuage dans le ciel
S’étire comme une aile
Refrain
Et ce chant dans mon cœur
Murmure, murmure
Et ce chant dans mon coeur
Murmure le bonheur
La feuille d’automne
Emportée par le vent
En rondes monotones
Tombant, tourbillonnant
Refrain





