Bien que ce ne soit pas l’activité manuelle la plus salissante, l’art floral impose tout de même quelques opérations de nettoyage. De même, des gestes d’entretien occasionnels et des bonnes pratiques en matière de stockage se révèlent utiles pour prolonger la durée de vie et/ou l’efficacité de ses fournitures. Voyons dans cet article comment prendre soin de son matériel d’art floral.
Les affaires à nettoyer
À moins de créer une composition avec des fleurs séchées ou artificielles exclusivement, l’eau est incontournable lors d’un atelier d’art floral. Ne serait-ce qu’en manipulant un bloc de mousse ou les végétaux utilisés, on met de l’eau un peu partout : sur son plan de travail, ses outils, son chiffon… L’eau étant propice au développement microbien, il convient de sécher voire de nettoyer soigneusement son matériel.
Le chiffon fait partie des fournitures incontournables pour un atelier d’art floral. En fin de séance, prenez le temps d’essuyer l’éventuel support réutilisable employé pour protéger votre surface de travail. Toutes les fournitures en tissu doivent ensuite être étendues pour sécher à l’air libre, si elles ne passent pas rapidement en machine. Pour éviter les problèmes de mauvaises odeurs voire de moisissures en cas d’oubli, je vous recommande d’utiliser une bâche en plastique plutôt qu’une toile en tissu. De même, optez pour un chiffon en microfibres plutôt qu’en coton, ce dernier ayant un mal fou à sécher lorsque par mégarde, on l’a laissé en boule parmi d’autres affaires ! Après chaque atelier ou relativement souvent, passez vos chiffons en machine pour un lavage à haute température.
Désinfecter ses équipements

Lorsqu’on jardine, il est recommandé de nettoyer fréquemment les lames de ses outils (sécateur, cisaille, etc.). Un geste particulièrement important pour éviter de propager les virus ou bactéries d’une plante malade. En art floral, une désinfection occasionnelle me semble a priori suffisante (à condition bien sûr de ne pas utiliser ses outils pour d’autres activités). En fin d’atelier floral, passez au minium un coup de chiffon sec sur vos outils coupants. Avant de les ranger, il faut toujours s’assurer que leurs lames sont bien sèches. Si vous les laissez humides (et a fortiori si l’eau ne peut pas bien s’évacuer, parce qu’elle est coincée entre les lames d’un sécateur fermé, par exemple), gare aux problèmes de rouille ! Entre deux utilisations assez espacées, vous pouvez passer un coup de pinceau huilé sur les lames de votre sécateur. L’huile de graissage les protégera de la corrosion. La lubrification des parties articulées du sécateur est utile également lorsque l’outil a tendance à se bloquer.
Le matériel à protéger
La base : blocs de mousse et outils coupants

Pour protéger vos outils coupants d’une usure prématurée, notamment ceux à lame unique (exemples : couteau d’office, scie coupe brique), un étui est fort utile. Par ailleurs, un écrin qui isole bien les lames est une mesure de sécurité essentielle. Personnellement, je stocke toujours mes couteaux d’art floral, de même que ma paire de ciseaux et ma pince coupante, dans un étui en tissu bien épais et rigide. Cet étui est à la base celui de mon sécateur, que je me contente de stocker lames verrouillées. La bonne pratique serait bien sûr d’avoir plutôt un étui pour tout objet coupant !
Les petits accessoires : fils alu, élastiques

En art floral, les élastiques en caoutchouc peuvent être utiles, notamment pour maintenir groupées les tiges d’un bouquet. Cependant, avec le temps, ils ont tendance à se désagréger. De temps à autre, il m’arrive de retrouver dans mon sac d’art floral, collés à n’importe quelle surface, des fragments d’un élastique oublié. Vous avez sûrement déjà eu une expérience similaire. D’après mes recherches, la « pourriture sèche » de l’élastique qui s’effrite serait accélérée par la chaleur. Pour prolonger la durée de vie de vos élastiques, il conviendrait donc de les conserver plutôt en lieu frais. Remarque : il est déconseillé de tirer sur un élastique immédiatement après sa sortie du frais. Le brusque changement de température risque de le fragiliser. En effet, un élastique dégage de l’énergie thermique – de la chaleur, donc – lorsqu’on l’étire.
Les fournitures à aiguiser

Pour que vos lames conservent tout leur tranchant, il convient de les aiguiser régulièrement. Divers outils existent pour ce faire : meule ou pierre à aiguiser, affûteur à pastille de carbure, aiguiseur électrique, affileur, fusil d’aiguisage…
Si vous avez conservé la notice de votre sécateur, n’hésitez pas à vous y référer pour obtenir des conseils. Affiler la lame d’un sécateur n’est pas forcément chose aisée lorsqu’on est novice en la matière. Quel outil retenir, quelle prise en main, quel angle, quel mouvement, combien de passages… ? Vous guider dans les gestes me semblant difficile, je vous partage plutôt les tutoriels vidéo que j’ai repérés !
Aiguisage rapide
Des explications autour de l’affutage et un résumé de la gestuelle à adopter avec un affileur (à partir de 6’34).
Aiguisage avancé
Un procédé d’aiguisage pas à pas, simple et clair, qui nécessite toutefois plus de fournitures et de temps (démontage du sécateur).





